On est en deuxième semaine d’octobre à Bologne, et les portiques le long de la Via Zamboni font ce qu’ils font depuis neuf siècles : faire circuler les étudiants entre facultés, bars et librairies sans que personne ne se mouille. Une étudiante de première année venue de Lagos lit un descriptif de cours sur les marches d’un palazzo du XVIᵉ siècle ; deux étudiants Erasmus venus d’Espagne partagent une assiette de pâtes al ragù à 6 € ; un doctorant file à la mensa pour un déjeuner complet qui lui coûtera 4 €. Aucun d’eux n’habite à plus d’un quart d’heure à pied de sa faculté, car à Bologne, l’université n’est pas un campus que l’on rejoint : c’est la ville. Choisir où étudier en Italie, c’est, plus que dans presque tout autre pays, choisir une ville autant qu’un établissement. L’université donne le diplôme ; la ville donne la vie.
Voici l’essentiel. Les meilleures villes étudiantes d’Italie se répartissent en trois paliers, par coût et par caractère. Les championnes du rapport qualité-prix et de l’ambiance — Bologne, Padoue, Pise et Naples — vous offrent une université du top 150 et une vraie vie de ville étudiante pour 600–900 € par mois. Les capitales de carrière — Milan et Rome — coûtent plus cher (850–1 500 € et 750–1 250 €) mais concentrent les cursus en anglais et le marché de l’emploi des jeunes diplômés. Et les spécialistes — Turin, Florence, Trente et Venise — possèdent chacune sa niche, de l’ingénierie automobile à l’histoire de l’art. Partout, deux chiffres restent constants : une chambre en colocation coûte 300–750 €, et la mensa universitaire sert un repas complet pour 2–5 €. Cet article est un volet de notre guide complet pour étudier en Italie ; lisez-le pour le système de frais ISEE, les tests d’entrée TOLC et IMAT et le séjour, et lisez celui-ci pour décider quelle ville.
Pour un lecteur français, le décor est rassurant : le baccalauréat est un diplôme de fin d’études secondaires de l’UE pleinement reconnu pour entrer à l’université en Italie, vous n’avez pas besoin de visa étudiant (libre circulation au sein de l’UE), et vous travaillez sans restriction d’heures. Erasmus+ relie d’ailleurs déjà la plupart des facultés françaises aux italiennes. Restent deux choses à anticiper : selon votre filière, vous passerez le TOLC ou l’IMAT comme tous les candidats, et hors des cursus en anglais il faudra prouver un niveau d’italien (CILS ou CELI, autour de B2). J’y reviens plus bas.
Je classe les dix villes ci-dessous comme je conseille réellement les familles : par ce qu’elles coûtent, par leur réputation académique et par ce que c’est de les vivre. Lorsque nous publions un guide français dédié à l’université phare d’une ville, le nom y renvoie ; sinon, il renvoie au profil complet de cette université dans notre Atlas.
Les villes étudiantes d’Italie, en chiffres clés
Source : pages officielles de frais et de logement des universités, agences régionales DSU, et estimations de coût de la vie moyennées sur les villes étudiantes, 2025/26.
Le classement — dix villes étudiantes, notées pour les internationaux
Le tableau ci-dessous est mon ordre personnel pour un étudiant international qui pèse où vivre, pas un classement d’universités. Le « rang » tient compte de ce qui décide vraiment du lieu où passer trois à cinq ans : la qualité de l’université phare, le coût de la vie sur place, la possibilité d’étudier en anglais et la façon dont la ville traite un étudiant. Ce pour quoi chaque ville est réputée compte davantage que son numéro.
| Rang | Ville | Université phare · budget mensuel · réputée pour |
|---|---|---|
| 1 | Bologne | Université de Bologne · 650–900 € · plus ancienne université au monde, vraie ville étudiante, meilleure gastronomie d'Italie |
| 2 | Milan | Politecnico di Milano & Bocconi · 850–1 500 € · carrière, études en anglais, finance et design |
| 3 | Rome | Sapienza & LUISS · 750–1 250 € · plus grande université d'Europe, monuments, médecine IMAT |
| 4 | Turin | Politecnico di Torino & Université de Turin · 750–1 100 € · ingénierie automobile et aérospatiale, moins chère que Milan |
| 5 | Padoue | Université de Padoue · 600–850 € · 1222, la chaire de Galilée, marchable, à 30 minutes de Venise |
| 6 | Florence | Université de Florence · 800–1 200 € · histoire de l'art, architecture, ville de la Renaissance, design |
| 7 | Pise | Université de Pise · 600–900 € · sciences et mathématiques, jumelée avec l'élitiste Scuola Normale |
| 8 | Naples | Federico II · 600–900 € · grande ville universitaire la moins chère, Apple Developer Academy, historique (1224) |
| 9 | Trente | Université de Trente · 650–950 € · meilleure qualité de vie, informatique, cadre alpin |
| 10 | Venise | Ca' Foscari Venezia · 800–1 200 € · langues, économie, art et architecture dans une ville unique |
| Sources : jeu de données Atlas de College Council et guides dédiés ; sites officiels des universités 2025/26 ; estimations de coût de la vie moyennées sur les villes étudiantes. | ||
Le trio de tête en détail — Bologne, Milan, Rome
Bologne — la meilleure ville étudiante toutes catégories
Si vous me demandiez d’envoyer un étudiant dans une seule ville italienne, les yeux fermés, ce serait Bologne. La Dotta (« la savante »), La Grassa (« la grasse ») et La Rossa (« la rouge ») — savante pour l’Université de Bologne, fondée en 1088 et la plus ancienne au monde ; grasse pour la cuisine (c’est ici la patrie des tagliatelle al ragù, des tortellini et de la mortadelle) ; rouge pour les toits et la politique. Environ un quart de la population de la ville étudie, ce qui veut dire que toute l’économie est bâtie autour des étudiants : trattorie bon marché, bibliothèques ouvertes tard, un marché locatif profond et une vie nocturne sur la Via Zamboni et autour de la Piazza Verdi qui ne réclame ni voiture ni fortune.
Les chiffres concrets jouent en votre faveur. Une chambre en colocation coûte 350–550 €, le budget mensuel tout compris est de 650–900 €, et l’agence régionale de bourses d’Émilie-Romagne, ER-GO, gère l’un des dispositifs DSU les plus généreux d’Italie : exonération de frais, allocation de subsistance et logement subventionné pour les étudiants éligibles selon l’ISEE et le mérite. L’Université de Bologne accepte le SAT dès environ 950, le seuil le plus bas d’Europe, et propose des filières licence et master en anglais en expansion à côté de son catalogue italien. La cuisine, à elle seule, change l’équation budgétaire : dans une mensa bolonaise, cinq déjeuners complets coûtent moins qu’un seul repas assis à Paris.
Milan — carrière, programmes en anglais et le prix le plus élevé
Milan, c’est la proposition inverse : la ville la plus chère, la plus internationale, et celle au rendement le plus clair. Elle ancre deux des établissements les plus solides d’Italie — le Politecnico di Milano, qui enseigne tous ses masters d’ingénierie en anglais et figure dans le top 20 mondial en ingénierie et design, et la Bocconi, l’école de commerce privée dont les diplômés déclarent un taux d’emploi supérieur à 95 % et des salaires de départ en finance et conseil de 45 000–60 000 €. La généraliste Université de Milan (Statale), Milano-Bicocca, la Cattolica et la médicale Vita-Salute San Raffaele complètent la concentration d’universités la plus dense du pays.
Le coût est le revers. Une chambre coûte 500–750 €, le budget mensuel tout compris est de 850–1 500 €, et le marché locatif est impitoyable en septembre. En échange, vous obtenez le marché du travail étudiant le plus fort d’Italie (finance, mode, tech, support en anglais), la plus grande communauté internationale, et le tremplin le plus net du pays vers McKinsey, UniCredit, Ferrari, Leonardo et les maisons de luxe. L’aperitivo des Navigli — un Spritz et un buffet pour 8–12 € — tient lieu de dîner, et le lac de Côme est à une heure. Milan, c’est là qu’on étudie quand les débouchés et les cursus en anglais comptent plus que le budget.
Rome — la culture la plus profonde à un prix modéré
Rome installe la Sapienza — plus grande université d’Europe par les effectifs et leader mondial en lettres classiques, archéologie et physique — au cœur d’un musée à ciel ouvert vivant, où le trajet vers un cours passe devant le Panthéon ou les thermes de Dioclétien. La ville abrite aussi la LUISS Guido Carli, l’université privée qui alimente discrètement la vie publique, le droit et la politique italiens. La Sapienza propose le cursus de six ans en anglais Medicine and Surgery (MEDTECH), accessible via l’IMAT, et accepte le SAT dès environ 960 sur ses filières en anglais.
Rome se situe au milieu côté coût : une chambre coûte 400–650 €, le budget mensuel tout compris 750–1 250 €, la nourriture et les transports étant 15–20 % moins chers qu’à Milan. La plupart des étudiants vivent à San Lorenzo (bars bon marché et pizza al taglio à côté du campus de la Sapienza), au Trastevere (aperitivo en soirée) ou à Pigneto, et les plages d’Ostie sont à trente minutes en métro. Le compromis est réel : la bureaucratie romaine est la plus lente dans un pays déjà célèbre pour sa lenteur administrative, et le marché de l’emploi penche vers le tourisme et le secteur public plutôt que vers le recrutement d’entreprise qu’offre Milan. Mais pour la culture, l’histoire et le rapport qualité-prix, aucune autre capitale d’Europe ne rivalise.
Les villes économiques et spécialistes — de Turin à Venise
Turin est le choix malin. Elle associe le Politecnico di Torino — ingénierie, automobile et aérospatial, nourrissant le pôle industriel de Stellantis et du Piémont — à la généraliste Université de Turin, à 750–1 100 € par mois, nettement moins cher que Milan à deux heures de là. L’agence DSU piémontaise EDISU finance bien, et le tissu automobile et tech de la ville alimente les stages.
Padoue est l’une des villes étudiantes les plus sous-estimées d’Italie. L’Université de Padoue fonctionne sans interruption depuis 1222 — Galilée y a tenu la chaire de mathématiques pendant dix-huit ans — et la ville est petite, marchable et à 600–850 € par mois, avec des chambres à 300–500 € et Venise à trente minutes en train. Pise offre une affaire similaire (600–900 €) : l’Université de Pise est forte en sciences et mathématiques et partage sa ville avec les ultra-sélectives Scuola Normale Superiore et Sant’Anna.
Florence troque une partie de ce rapport qualité-prix contre l’une des grandes villes du monde. L’Université de Florence est généraliste et solide en recherche, et la ville est sans égale pour l’histoire de l’art, l’architecture, le design et les humanités de la Renaissance — à 800–1 200 € par mois, avec une vaste communauté internationale et d’échange. Naples est la grande ville universitaire la moins chère d’Italie, à 600–900 €, ce qui fait de Federico II — fondée par charte impériale en 1224 et abritant aujourd’hui la première Apple Developer Academy d’Europe — le meilleur retour sur un euro étudiant du pays, pour qui accepte d’apprendre un peu d’italien.
À l’échelle plus modeste, Trente caracole régulièrement en tête des enquêtes italiennes sur la qualité de vie : l’Université de Trente est axée recherche et forte en informatique et physique, dans un cadre alpin à 650–950 €. Et Venise est l’outsider — Ca’ Foscari y enseigne les langues, l’économie et l’art dans une ville comme nulle autre sur terre, même si les chambres sont rares et que l’économie touristique pousse les coûts jusqu’à 800–1 200 € par mois.
Comment choisir votre ville — les critères honnêtes
Après l’université elle-même, quatre variables décident si une ville vous convient. Pesez-les dans cet ordre.
- Le budget. C’est la variable la plus importante, et c’est presque entièrement le loyer. L’écart entre Bologne (650–900 €) et Milan (850–1 500 €) représente environ 4 000–7 000 € par an — le coût d’une deuxième année d’études. Si votre ISEE vous place dans une basse tranche de frais publics, c’est le coût de la vie de la ville, pas ses frais, que vous choisissez réellement.
- La langue d’enseignement. Milan a le catalogue en anglais le plus profond ; Rome et Bologne suivent. Hors de ces trois villes, la plupart des bons cursus sont en italien, et il vous faudra un niveau B2 attesté par le CILS ou le CELI. Même sur les filières en anglais, la vie quotidienne à Naples, Padoue, Turin et Florence récompense l’italien courant.
- La filière et le marché de l’emploi. Milan pour la finance, le conseil, la mode et l’essentiel des études en anglais ; Turin pour l’ingénierie automobile et aérospatiale ; Bologne et le corridor d’Émilie-Romagne pour la pharma et la mécanique ; Pise, Trente et Naples pour l’informatique et les sciences ; Florence et Venise pour les arts et les lettres.
- La vie et l’échelle. Bologne et Padoue sont des villes étudiantes marchables où vous connaîtrez votre promo dès Noël ; Milan et Rome sont de grandes villes où l’on se construit son propre monde et où l’on peut se fondre dans la masse si l’on se laisse aller ; Trente, Pise et Venise sont petites et soudées. Décidez honnêtement laquelle de ces trois vies vous voulez vraiment — elle façonne les trois prochaines années plus que n’importe quel classement.
Un chiffre arrive rarement sur les brochures et il le mérite : la mensa. Chaque université publique gère des cantines servant un repas complet — primo, secondo, contorno et fruit — pour 2–5 € avec la carte étudiante, et les marchés de quartier (mercato rionale) battent les supermarchés sur les produits frais. L’effet pratique, c’est que la nourriture est rarement la ligne qui fait exploser un budget étudiant italien ; le loyer, si. Choisissez votre ville comme si le loyer était le seul chiffre qui varie, parce que c’est presque le cas.
Coût de la vie, ville par ville
| Ville | Chambre (colocation) | Tout compris par mois | Idéale pour |
|---|---|---|---|
| Bologne | 350–550 € | 650–900 € | Vie étudiante globale, cuisine, rapport qualité-prix |
| Naples | 300–500 € | 600–900 € | Coût le plus bas, sciences, informatique |
| Padoue | 300–500 € | 600–850 € | Ville marchable, près de Venise |
| Pise | 300–500 € | 600–900 € | Sciences, maths, vie de petite ville |
| Trente | 350–550 € | 650–950 € | Qualité de vie, informatique |
| Turin | 350–550 € | 750–1 100 € | Ingénierie, rapport qualité-prix face à Milan |
| Rome | 400–650 € | 750–1 250 € | Culture, Sapienza, médecine IMAT |
| Florence | 450–650 € | 800–1 200 € | Art, architecture, ville de la Renaissance |
| Venise | 450–700 € | 800–1 200 € | Langues, art, cadre unique |
| Milan | 500–750 € | 850–1 500 € | Carrière, programmes en anglais, finance |
Source : estimations de coût de la vie moyennées sur les villes étudiantes et pages officielles de logement des universités, 2025/26. L’abonnement régional de transport étudiant coûte environ 22 €/mois et la mensa universitaire sert un repas complet pour 2–5 €. Le loyer dépend du quartier et du moment — septembre est le mois le plus difficile pour trouver une chambre.
Travail, bourses et déplacements
Le droit au travail est le même dans chaque ville, mais le marché, lui, ne l’est pas. Les étudiants hors UE titulaires d’un titre de séjour pour études peuvent travailler jusqu’à 20 heures par semaine en période de cours et à plein temps pendant les vacances, dans la limite de 1 040 heures par an, sans permis de travail distinct ; en tant qu’étudiant de l’UE, vous travaillez sans restriction. Milan a de loin le marché du travail à temps partiel le plus fort — finance, mode, tech et support en anglais — tandis que Rome penche vers le tourisme et que Bologne offre une économie de ville universitaire profonde. Les salaires courants vont de 8–12 € de l’heure dans l’hôtellerie et le tutorat à 12–18 € pour les postes universitaires et de recherche.
Les bourses sont spécifiques à chaque ville, et cela compte. Le système régional DSU (Diritto allo Studio Universitario) — géré par ER-GO en Émilie-Romagne (Bologne), DiSCo dans le Latium (Rome) et EDISU au Piémont (Turin) — regroupe exonération totale de frais, allocation de subsistance de 2 000–5 500 €, repas à la mensa quasi gratuits et accès prioritaire au logement subventionné, attribués selon l’ISEE et le mérite, les étudiants de l’UE étant éligibles aux mêmes conditions que les Italiens. Bonne nouvelle pour un candidat français : vous y avez droit comme un national. Déposez votre dossier dans la fenêtre régionale, généralement septembre–octobre. Toute la mécanique de l’ISEE, du DSU et des dispositifs nationaux figure dans le guide parent pour étudier en Italie.
Se déplacer est simple et bon marché. Chaque ville universitaire propose un abonnement de transport étudiant à tarif réduit (environ 22 € par mois), l’essentiel de la vie étudiante se fait à pied ou à vélo, et le réseau à grande vitesse relie Milan, Bologne, Florence et Rome en quelques heures, si bien que voyager d’une ville à l’autre le week-end est réaliste avec un budget étudiant. Et depuis la France, le TGV puis le réseau italien rendent les retours à la maison plus simples qu’on ne le croit. Si vous comparez l’Italie à d’autres options continentales, nos guides pour étudier en Allemagne et étudier aux Pays-Bas précisent là où chaque système l’emporte.
Foire aux questions
Quelle est la meilleure ville étudiante en Italie ?
Pour la plupart des étudiants internationaux, Bologne est la meilleure ville étudiante d’Italie tous critères confondus : un quart de sa population étudie, l’Université de Bologne (fondée en 1088) ancre une économie de ville universitaire dense, une chambre coûte 350–550 € par mois et la gastronomie y est sans doute la meilleure du pays. Milan est le meilleur choix pour la carrière et l’enseignement en anglais (Politecnico di Milano et Bocconi), mais c’est la plus chère à 850–1 500 € par mois ; Rome offre la culture la plus profonde autour de la Sapienza à 750–1 250 € ; Turin, Padoue, Florence et Pise équilibrent universités solides et loyers plus bas. La bonne ville dépend de votre filière, de votre budget et du fait que vous étudiiez en anglais ou en italien.
Quelle ville étudiante italienne est la moins chère ?
Naples est la grande ville universitaire la moins chère d’Italie, à environ 600–900 € par mois tout compris, ce qui fait de l’Université de Naples Federico II le meilleur rapport coût/qualité du pays. Padoue (600–850 €, chambres 300–500 €), Pise et Bologne (650–900 €) sont les villes universitaires sérieuses les plus abordables ensuite. Milan est la plus chère à 850–1 500 € par mois, Rome juste derrière. Dans chaque ville, la mensa universitaire sert un repas complet pour 2–5 €, donc la nourriture pèse rarement sur un budget étudiant italien — c’est le loyer qui pèse.
Quelle ville italienne est la meilleure pour étudier en anglais ?
Milan a le catalogue en anglais le plus profond : le Politecnico di Milano enseigne tous ses masters d’ingénierie en anglais et la Bocconi propose presque tout son portfolio en anglais. Rome (médecine MEDTECH en anglais à la Sapienza via l’IMAT, plus la LUISS) et Bologne (filières licence et master en anglais en expansion) suivent. L’Italie propose plus de 600 cursus enseignés en anglais au total, environ les trois quarts au niveau master, alors vérifiez la page du cursus précis plutôt que de supposer qu’une ville entière enseigne en anglais.
Combien coûte la vie étudiante en Italie par mois ?
Le coût de la vie mensuel va d’environ 600–900 € à Bologne, Padoue, Pise et Naples à 850–1 500 € à Milan, avec Rome (750–1 250 €), Turin (750–1 100 €) et Florence (800–1 200 €) entre les deux. Le poste le plus lourd est le loyer : une chambre en colocation coûte 300–550 € hors Milan et 500–750 € à Milan. La mensa universitaire sert un repas complet (primo, secondo, contorno, fruit) pour 2–5 € avec la carte étudiante, et l’abonnement régional de transport étudiant coûte environ 22 € par mois.
Milan ou Rome, qu'est-ce qui est mieux pour les étudiants internationaux ?
Milan est mieux pour la carrière, l’enseignement en anglais et une vie cosmopolite et rapide — la ville accueille les employeurs italiens de la finance, de la mode, du conseil et de l’ingénierie, plus le Politecnico di Milano et la Bocconi — mais c’est la ville la plus chère, à 850–1 500 € par mois. Rome est mieux pour la culture, l’histoire et le rapport qualité-prix : elle enveloppe la Sapienza (plus grande université d’Europe par les effectifs) dans la plus dense concentration de monuments du monde occidental, à 750–1 250 € par mois. Choisissez Milan pour les débouchés et les programmes en anglais ; choisissez Rome pour l’expérience et un budget plus serré.
Faut-il parler italien pour vivre dans une ville étudiante italienne ?
Vous pouvez étudier en anglais à Milan, Rome et Bologne, mais la vie quotidienne hors de Milan bénéficie réellement de l’italien. Milan a les commerces, banques et bureaux les plus accueillants en anglais ; à Bologne, Padoue, Turin, Florence et surtout Naples, apprendre l’italien jusqu’au niveau A2–B1 facilite grandement la location d’un appartement, l’ouverture d’un compte bancaire et les démarches avec la comune. La plupart des étudiants internationaux qui restent plus d’un semestre finissent par apprendre l’italien courant, quelle que soit la langue de leur cursus.
Comment College Council vous aide
Choisir une ville, c’est la moitié facile ; entrer dans l’université qui l’ancre, c’est tout le reste. L’Italie valorise le SAT plus que presque tout système européen, et aux seuils les plus bas d’Europe — Bologne dès environ 950, la Sapienza dès 960 — donc notre app SAT fait tourner le SAT numérique complet avec entraînement adaptatif et analyses, et notre app TOEFL propose des examens blancs TOEFL iBT complets avec expression orale et écrite notées par IA, le certificat de langue que toute université italienne exige.
Le jugement le plus difficile, c’est l’adéquation : savoir si les débouchés de Milan justifient son loyer pour votre budget, si un ISEE bas rend Bologne ou Padoue imbattable, et comment enchaîner le TOLC, l’IMAT, le SAT et l’inscription sans rater une fenêtre. C’est là que nous travaillons directement avec les familles. Inscrivez-vous sur College Council et vous obtenez chaque université, ses conditions d’admission exactes et une lecture réaliste de vos chances d’entrer — passez votre profil dans notre moteur de chances pour savoir où vous en êtes. Pour explorer par vous-même, notre Atlas des universités contient tout le catalogue italien, chaque établissement cité plus haut et des milliers d’autres, avec les faits qui comptent.
À lire aussi
- Étudier en Italie : guide complet pour les candidats français — le système de frais ISEE, l’entrée par TOLC/IMAT/SAT et le séjour
- Politecnico di Milano : guide d’études complet — la puissance en ingénierie et design qui ancre Milan
- Université de Bologne : guide pour les candidats 2026 — la plus ancienne université au monde, dans la meilleure ville étudiante
- Université Bocconi : guide complet d’admission — l’école de commerce et de finance privée d’élite de Milan
- Le SAT en vaut-il la peine pour les étudiants internationaux ? — là où le SAT vous aide en Europe, y compris les seuils bas d’Italie
Sources et méthodologie
Les classements de villes reflètent le jugement curaté de College Council pour les candidats internationaux, équilibrant force académique, coût de la vie, accès aux cursus en anglais et vie étudiante — et non un seul classement publié. Les profils d’universités proviennent du jeu de données Atlas de College Council sur les établissements d’enseignement supérieur italiens et de nos guides dédiés, recoupés avec le QS World University Rankings 2026. Les chiffres de coût de la vie (loyer, mensa, transport) sont des estimations moyennées sur les villes étudiantes et vérifiées par rapport aux pages officielles de logement et de frais des universités en juin 2026 ; le loyer en particulier varie fortement selon le quartier et la période de l’année, alors confirmez les chiffres actuels localement avant de vous engager.
- College Council — jeu de données Atlas de l’enseignement supérieur (identité, localisation et programmes des établissements italiens) et expérience interne d’accompagnement des familles de candidats internationaux
- QS / TopUniversities — QS World University Rankings 2026 (universités italiennes dans le top 200 mondial)
- Universitaly — portail italien de pré-inscription universitaire (catalogue de programmes, offre en anglais, pré-iscrizione hors UE)
- Agences régionales DSU — programmes de bourses et de logement ER-GO (Émilie-Romagne/Bologne), DiSCo (Latium/Rome) et EDISU (Piémont/Turin)
- Université de Bologne — admissions (SAT accepté dès ~950 ; filières en anglais)
- Université Sapienza de Rome — admissions (médecine MEDTECH en anglais via l’IMAT ; SAT dès ~960)
- Politecnico di Milano — frais de scolarité (ISEE) (masters d’ingénierie en anglais ; tranches ISEE)
- Université Bocconi — admissions et débouchés (95 %+ d’emploi en master ; portfolio en anglais)
- Étudier en Italie : guide complet — guide parent de College Council pour l’ISEE, les tests d’entrée, les bourses et le séjour (etudier-en-italie-guide-complet-candidats-francais)