Vous êtes assis à la cafétéria du CROUS sur le campus de Lyon, devant un repas complet à 3,30 EUR (soupe, poulet aux légumes, dessert et baguette). À la table voisine, trois étudiants Erasmus d’Espagne et d’Italie se disputent en anglais pour savoir si Lyon a une meilleure cuisine que Bologne (elle l’a). Dehors, une pluie fine tombe, et vous vérifiez sur votre téléphone la confirmation de virement de la CAF (la Caisse d’Allocations Familiales française vient de vous verser 200 EUR pour couvrir une partie de votre loyer). Ce n’est pas une scène d’un film sur la vie romantique à l’étranger. C’est un mardi ordinaire pour un étudiant qui paie pour une année entière d’études dans une université publique.
La France est le troisième pays le plus populaire au monde auprès des étudiants internationaux, après les États-Unis et le Royaume-Uni. Au cours de l’année universitaire 2024/2025, plus de 400 000 étudiants étrangers ont étudié dans les universités françaises, dont un nombre croissant d’étudiants internationaux à la recherche de ce que d’autres systèmes éducatifs n’offrent pas toujours : une éducation de classe mondiale pour une fraction du prix, des stages obligatoires dans des entreprises internationales, un diplôme reconnu de Bruxelles à Buenos Aires, et une vie quotidienne dans un pays où un croissant à 1,20 EUR est une affaire philosophique sérieuse.
Dans ce guide, je vous accompagnerai à travers tout le processus, de la compréhension du système d’enseignement supérieur français (qui est plus complexe que la grammaire française), aux frais de scolarité des universités publiques qui sont incroyablement bas, en passant par la procédure d’admission, les bourses, l’aide au logement de la CAF, le coût de la vie dans différentes villes et une comparaison réaliste avec les Pays-Bas, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Si vous êtes intéressé par des universités spécifiques, consultez nos guides détaillés sur Sciences Po et Sorbonne/PSL, mais lisez d’abord cet article pour comprendre l’ensemble du paysage.
Étudier en France : chiffres clés 2025/2026
Source : Campus France 2025, Ministère de l'Enseignement Supérieur, QS World University Rankings 2025
Pourquoi la France ? Des arguments qui convainquent les futurs étudiants internationaux
Avant d’entrer dans les détails du système, de l’admission et des coûts, répondons à la question fondamentale : pourquoi envisager la France, alors que les Pays-Bas ont plus de programmes en anglais et que l’Allemagne offre des frais de scolarité proches de zéro ?
Premièrement, les frais de scolarité dans les universités publiques sont absurdement bas. Nous parlons de 170 EUR par an pour une licence et 243 EUR pour un master, plus la contribution obligatoire CVEC d’environ 103 EUR pour la vie étudiante. Au total, cela représente moins de 300 EUR par an. Pour un programme de licence de trois ans à la Sorbonne ou à l’Université Paris-Saclay, vous paierez au total moins que pour un mois de frais de scolarité à la LSE. Ce n’est pas une erreur, c’est le modèle français, où l’État finance l’enseignement supérieur et croit que l’investissement dans les étudiants (y compris étrangers) rapporte sous forme d’innovation, de culture et d’influence mondiale.
Deuxièmement, les Grandes Écoles. La France possède quelque chose qu’aucun autre pays d’Europe n’a : un système parallèle d’écoles supérieures d’élite avec une réputation comparable à celle de l’Ivy League. Sciences Po en sciences politiques, HEC Paris en commerce, l’École Polytechnique et l’ENS en sciences exactes, sont des institutions dont le diplôme ouvre des portes qui restent fermées aux diplômés des universités classiques. Et beaucoup d’entre elles proposent des programmes en anglais.
Troisièmement, la CAF, Caisse d’Allocations Familiales. Le gouvernement français subventionne le loyer de chaque étudiant résidant en France, quelle que soit sa nationalité. En tant qu’étudiant international étudiant à Lyon ou Bordeaux, vous pouvez recevoir 100 à 250 EUR par mois pour couvrir une partie de votre loyer. Aucun autre pays d’Europe n’offre quelque chose de comparable de manière aussi inconditionnelle.
Quatrièmement, la localisation et le style de vie. La France est un point central de l’Europe de l’Ouest. Paris est à 2 heures de train de Bruxelles et de Londres (via Eurostar), à 3 heures d’Amsterdam, et de Lyon, vous pouvez rejoindre Milan en 4 heures. À cela s’ajoutent la cuisine, la culture, le climat (surtout dans le sud) et un système de santé qui est l’un des meilleurs au monde.
Le système d’enseignement supérieur français – Universités, Grandes Écoles et Écoles de commerce
Le système éducatif supérieur français est probablement le plus complexe d’Europe, et le comprendre est absolument essentiel avant de commencer à planifier votre candidature. En simplifié : la France a trois types d’établissements d’enseignement supérieur, chacun ayant un caractère différent, un prestige différent, des frais de scolarité différents et un processus d’admission différent.
Les Universités (universités publiques) sont les équivalents des universités publiques d’autres pays, ouvertes, publiques, financées par l’État. Il y en a plus de 70 en France, et elles acceptent pour la plupart des filières toute personne qui remplit les conditions formelles (baccalauréat ou équivalent). Frais de scolarité : 170 EUR/an pour la Licence, 243 EUR/an pour le Master. La qualité est très variée, allant du top mondial absolu (Sorbonne/PSL, Paris-Saclay, top 15 mondial en sciences exactes) aux universités locales à la réputation modérée. Les cours sont principalement en français, bien qu’un nombre croissant de programmes anglophones soient proposés au niveau Master.
Les Grandes Écoles sont des écoles supérieures d’élite, un phénomène unique à l’échelle mondiale. Sélectives, prestigieuses, avec de petits groupes, un fort accent sur la carrière et un réseau d’anciens élèves qui, dans le contexte français, est aussi important que la formation elle-même. Elles se divisent en : écoles d’ingénieurs (École Polytechnique, CentraleSupélec, Mines Paris, ENPC), écoles normales supérieures (ENS Paris, ENS Lyon, formant les futurs chercheurs et intellectuels) et IEP (Sciences Po). Frais de scolarité : de montants symboliques dans les écoles d’ingénieurs à 10 000–15 000 EUR/an à Sciences Po (système basé sur les revenus). Admission : procédures distinctes, nécessitant souvent des examens d’entrée ou une présélection. Programmes : mélange de français et d’anglais, selon l’école.
Les Écoles de commerce (écoles de commerce) constituent le troisième pilier, des écoles de commerce privées à la réputation mondiale. HEC Paris (n°1 en Europe dans de nombreux classements), ESSEC, ESCP (la plus ancienne école de commerce du monde, fondée en 1819), EDHEC, EM Lyon, INSEAD (MBA). Frais de scolarité : 10 000–45 000 EUR/an, c’est de loin le segment le plus cher de l’enseignement supérieur français. Mais pour ce prix, vous obtenez une formation commerciale comparable à celle de la London Business School ou de Wharton, des stages obligatoires dans des entreprises comme L’Oréal, LVMH, McKinsey ou Goldman Sachs, et un réseau d’anciens élèves dominant le monde des affaires français et européen.
Pour un lycéen international, la question clé est : visez-vous l’ouverture et les faibles coûts (université publique), le prestige et la sélection (Grande École), ou les ambitions commerciales et la volonté d’investir (école de commerce) ? Chacune de ces voies mène à une expérience différente et à des perspectives de carrière différentes.
Programmes en anglais – une offre croissante
Traditionnellement, la France était associée à l’exigence d’une maîtrise parfaite du français, et c’est toujours le cas dans de nombreuses universités publiques, surtout au niveau Licence. Mais la situation évolue rapidement, et en 2026, l’offre anglophone est plus importante que jamais.
Au niveau Master, la situation est la meilleure, plus de 1 500 programmes sont entièrement dispensés en anglais. Presque toutes les universités du top 20 en France proposent au moins quelques filières anglophones au niveau Master, notamment en : gestion et commerce, ingénierie, sciences exactes, relations internationales et économie.
Au niveau Licence (baccalauréat), l’offre est plus modeste, mais elle est en croissance. Les principales options anglophones :
- Sciences Po, les campus de Reims et du Havre proposent des programmes complets de 3 ans 100% en anglais. C’est de loin l’offre anglophone la plus développée au niveau licence parmi les Grandes Écoles.
- École Polytechnique – Bachelor of Science (3 ans) dispensé en anglais, axé sur les mathématiques, la physique, l’informatique et l’économie. Frais de scolarité : 17 700 EUR/an pour l’UE (mais le système de bourses peut couvrir jusqu’à 100%).
- Université Paris-Saclay, un nombre croissant de programmes de licence anglophones en sciences exactes.
- Écoles de commerce – ESSEC, ESCP, EDHEC proposent des programmes BBA (Bachelor in Business Administration) anglophones. L’ESCP a un modèle multicampus unique : vous commencez à Paris, puis vous alternez entre Londres, Berlin, Turin ou Madrid. Frais de scolarité : 15 000–20 000 EUR/an.
- Toulouse School of Economics (TSE), l’un des départements d’économie les plus solides d’Europe, propose des programmes anglophones au niveau Master.
Si vous ne parlez pas français et visez des études de licence, vos options réelles sont Sciences Po (campus anglophones), l’École Polytechnique et les écoles de commerce privées. Pour les études de Master, le choix est beaucoup plus large. Mais honnêtement ? Si vous prévoyez de passer 3 à 5 ans en France, apprendre le français n’est pas un coût, c’est un investissement qui vous ouvrira les portes de centaines de programmes supplémentaires et de milliers d’opportunités professionnelles additionnelles.
Les meilleures universités françaises – ce qu’il faut savoir
Les universités françaises dominent de nombreux classements mondiaux, bien que leurs positions soient parfois sous-estimées en raison de la spécificité du système des Grandes Écoles (les petites écoles perdent sur les indicateurs liés à l’échelle). Voici un aperçu des institutions les plus importantes :
Sciences Po Paris, n°2 mondial au classement QS Politics & International Relations. Un leader absolu en sciences politiques, relations internationales, droit européen. Sept campus, programmes anglophones, frais de scolarité basés sur les revenus familiaux (0–14 900 EUR/an, typique pour de nombreuses familles internationales : 2 000–7 000 EUR). Année obligatoire à l’étranger dans une université partenaire (Columbia, Oxford, LSE). Détails dans notre guide sur Sciences Po.
Sorbonne/PSL (Université PSL), top 25 mondial au classement QS, combinant la tradition de la Sorbonne avec le format élitiste de PSL (Paris Sciences et Lettres). PSL comprend l’École Normale Supérieure (ENS), Dauphine, Mines Paris, ESPCI et plusieurs autres institutions. Frais de scolarité : 170–380 EUR/an dans les universités publiques au sein de PSL. Forces : sciences exactes, humanités, mathématiques, physique.
HEC Paris, n°1 en Europe au classement Financial Times Global MBA et n°1 en Masters in Management. Un leader mondial absolu dans l’enseignement des affaires. Le programme Master in Management (Grande École) est un passeport pour McKinsey, Goldman Sachs, LVMH et L’Oréal. Frais de scolarité : environ 20 500 EUR/an pour le programme Grande École. Campus à Jouy-en-Josas près de Paris, modèle de campus fermé à l’américaine.
ESSEC Business School, top 5 en Europe, forte en finance, conseil et marques de luxe. Le programme BBA (licence de 4 ans en anglais) est l’un des meilleurs programmes de licence anglophones en France. Frais de scolarité BBA : environ 16 600 EUR/an.
ESCP Business School, la plus ancienne école de commerce du monde (1819). Caractéristique unique : campus à Paris, Londres, Berlin, Turin, Madrid et Varsovie. Programme Bachelor en anglais avec rotation obligatoire entre les campus. Frais de scolarité : environ 18 900 EUR/an.
École Polytechnique (l’X), la plus prestigieuse école d’ingénieurs française, l’équivalent du MIT. Classements : top 50 QS en ingénierie et sciences exactes. Les diplômés dominent l’industrie, la technologie et l’administration françaises. Bachelor of Science anglophone (3 ans) : 17 700 EUR/an (UE), mais les bourses au mérite peuvent couvrir jusqu’à 100%.
ENS (École Normale Supérieure), l’institution académique la plus élitiste de France, formant les futurs chercheurs et intellectuels. 14 lauréats du prix Nobel et 11 médaillés Fields. Ultra-sélective (accepte environ 200 étudiants par an). Les étudiants reçoivent un salaire pendant leurs études (~1 400 EUR/mois). Cours en français.
Université Paris-Dauphine (PSL), spécialisation : économie, finance, gestion, mathématiques appliquées. La seule université française avec une sélection à l’entrée. Frais de scolarité : basés sur les revenus (0–5 500 EUR/an).
Frais de scolarité et coûts – pourquoi la France est si abordable
C’est la section où la France commence à ressembler à une anomalie sur la carte de l’enseignement supérieur européen. Comparons les frais de scolarité annuels pour les étudiants de l’UE :
| Type d’établissement | Frais de scolarité annuels (UE) | Exemples |
|---|---|---|
| Universités publiques, Licence | ~170 EUR + 103 EUR CVEC | Sorbonne, Paris-Saclay, Lyon 1, Bordeaux |
| Universités publiques – Master | ~243 EUR + 103 EUR CVEC | Toulouse, Strasbourg, Aix-Marseille |
| Sciences Po (système basé sur les revenus) | 0–14 900 EUR | Typique pour de nombreuses familles internationales : 2 000–7 000 EUR |
| École Polytechnique (Bachelor) | 17 700 EUR | Bourses jusqu’à 100% |
| Écoles de commerce (BBA/Grande École) | 10 000–20 000 EUR | HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC |
| Écoles de commerce (MBA) | 30 000–45 000 EUR | HEC MBA, INSEAD |
Pour le contexte : les frais de scolarité annuels à la Sorbonne (170 EUR + CVEC) coûtent moins cher qu’un seul manuel universitaire dans de nombreuses universités anglo-saxonnes. À Cambridge, vous paierez plus de 30 000 GBP/an. Dans les universités néerlandaises – ~2 530 EUR/an. Même KU Leuven en Belgique coûte ~1 000 EUR/an. Le système public français est moins cher que pratiquement tout en Europe de l’Ouest.
Coût de la vie – ici, la France est plus variée. Paris est chère, mais la province peut être étonnamment abordable :
Paris : logement 600–1 200 EUR/mois (chambre en colocation ou studio), alimentation 250–350 EUR (avec les cafétérias CROUS à 3,30 EUR/repas – beaucoup moins), transport 40 EUR/mois (abonnement Navigo avec réduction étudiante Imagine R : ~350 EUR/an), divertissement 100–200 EUR. Total : 1 100–1 500 EUR/mois.
Lyon, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg : logement 400–700 EUR, alimentation 200–300 EUR, transport 20–40 EUR, divertissement 80–150 EUR. Total : 750–1 100 EUR/mois.
Villes plus petites (Dijon, Poitiers, Clermont-Ferrand, Rennes) : logement 300–550 EUR, alimentation 180–280 EUR, transport 15–30 EUR, divertissement 60–120 EUR. Total : 600–900 EUR/mois.
Le coût annuel total des études en France (frais de scolarité publics + vie) est de 8 000–18 500 EUR. Pour un programme de licence de trois ans dans une université publique, vous dépenserez au total 24 000–55 000 EUR. Comparez cela avec les Pays-Bas (38 000–60 000 EUR pour 3 ans) ou le Royaume-Uni (plus de 100 000 GBP pour 3 ans dans une université de type Russell Group).
CAF – comment le gouvernement français subventionne votre logement
La CAF (Caisse d’Allocations Familiales) est probablement la meilleure nouvelle pour tout étudiant qui envisage d’étudier en France – et en même temps, quelque chose que la plupart des candidats internationaux ignorent. Le gouvernement français offre une aide au logement (APL – Aide Personnalisée au Logement ou ALS – Allocation de Logement Sociale) à chaque étudiant résidant en France, quelle que soit sa nationalité.
Comment ça marche ? Après vous être installé en France, vous déposez une demande sur le site caf.fr. Vous indiquez le montant de votre loyer, le type de logement et vos revenus. Sur cette base, la CAF calcule le montant de l’aide, qui est versée directement sur votre compte (ou déduite du loyer par le propriétaire). Le montant typique pour un étudiant à Paris : 150–250 EUR/mois. Dans les villes plus petites : 100–200 EUR/mois. Avec un loyer de 500 EUR à Lyon et une aide CAF de 180 EUR, votre coût réel de logement tombe à 320 EUR. Cela fait une différence énorme dans le budget.
Conditions : vous devez avoir un contrat de location légal (bail), le logement doit respecter des normes minimales (surface, équipement), et vous devez être enregistré dans le système français. En tant que citoyen de l’UE, l’inscription est simple – vous n’avez pas besoin de visa ni de permis de séjour. La demande se fait en ligne, et l’aide commence à être versée dans les 2 à 3 mois suivant le dépôt (avec effet rétroactif).
La CAF est l’une des principales raisons pour lesquelles les coûts réels de la vie en France sont inférieurs à ce que les loyers seuls suggéreraient. Aucun autre pays d’Europe de l’Ouest n’offre une aide au logement aussi généralisée et inconditionnelle aux étudiants.
Admission – comment postuler aux universités françaises
Le processus d’admission en France dépend du type d’établissement et de si vous postulez pour une licence ou un master.
Pour les universités publiques (Licence) – plateforme Parcoursup (parcoursup.fr). C’est l’équivalent français du UCAS britannique, c’est-à-dire un système centralisé de candidature pour toutes les universités publiques au niveau licence. En tant que candidat de l’UE avec un diplôme de fin d’études secondaires (équivalent du baccalauréat français), vous avez le droit de postuler via Parcoursup. Calendrier : inscription et dépôt des candidatures de janvier à mars, résultats à partir de juin. Pour la plupart des filières (sauf médecine, STAPS/sport et les programmes les plus populaires), l’admission est automatique après avoir rempli les exigences formelles – pas de sélection. Pour les filières sélectives (par exemple, sciences à Paris-Saclay, droit à Panthéon-Assas) – évaluation des dossiers.
Pour les Grandes Écoles – procédures d’admission distinctes. Sciences Po a son propre portail de candidature (sciencespo.fr/admissions), la date limite est généralement en février-mars. École Polytechnique – candidature en ligne, avec un test de mathématiques et un entretien. ENS, c’est un concours, extrêmement sélectif. Chaque Grande École a ses propres exigences et délais.
Pour les Écoles de commerce – candidature via la plateforme de l’école ou des systèmes comme SAI (Service des Admissions Internationales) pour plusieurs écoles simultanément. ESSEC BBA, ESCP Bachelor – candidature en ligne avec essais, test et entretien. HEC Grande École – après avoir terminé les classes préparatoires (programme préparatoire de 2 ans) ou sur la base d’une candidature internationale.
Pour les études de Master, candidature directement auprès de l’université ou via la plateforme MonMaster (trouvermonmaster.gouv.fr) pour les universités publiques. Pour les Grandes Écoles et les Écoles de commerce, procédures distinctes.
Documents requis (typiques) :
- Diplôme de fin d’études secondaires avec traduction assermentée en français ou en anglais
- Relevés de notes scolaires (classes 1 à 3 du lycée)
- Certificat de langue : DELF B2 ou C1 pour les programmes en français, IELTS 6.5+ ou TOEFL 90+ pour les programmes en anglais
- Lettre de motivation
- CV
- Lettres de recommandation (généralement 1 à 2, selon l’université)
Information importante : Si vous êtes citoyen de l’UE, vous n’avez pas besoin de visa étudiant ni de la procédure Campus France (qui concerne les étudiants non-européens). Vous avez le droit de séjourner, d’étudier et de travailler en France dans les mêmes conditions que les Français. Cela élimine une grande partie de la bureaucratie que rencontrent les étudiants d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique du Sud.
Consultez notre calendrier de candidature pour les études à l’étranger pour vous assurer de ne manquer aucune date limite.
Exigences linguistiques – DELF, IELTS, TOEFL
Le choix de l’examen de langue dépend de la langue du programme auquel vous postulez.
Les programmes en français exigent généralement un DELF B2 (Diplôme d’Études en Langue Française) ou un DALF C1 pour les établissements plus prestigieux. Le DELF B2 atteste de la capacité à communiquer couramment dans des contextes académiques et professionnels. L’examen se compose de quatre parties : compréhension orale, compréhension écrite, production écrite et production orale. Coût : environ 90–120 EUR. Il peut être passé dans les Instituts Français.
Les programmes en anglais exigent un IELTS Academic (minimum 6.0–7.0, selon l’établissement) ou un TOEFL iBT (minimum 80–100). Sciences Po exige un niveau B2 en anglais, ce qui correspond à un IELTS 6.0–6.5 ou un TOEFL 85–90. HEC et ESSEC attendent des scores plus élevés, IELTS 7.0+ ou TOEFL 100+.
Préparez-vous à l’IELTS ou au TOEFL avec prepclass.io – la plateforme propose des tests blancs complets avec un feedback IA qui analyse vos réponses et indique les domaines à améliorer. Si vous envisagez également le SAT comme élément supplémentaire pour renforcer votre candidature, entraînez-vous avec okiro.io.
Consultez également notre guide sur la conversion des résultats du diplôme de fin d’études secondaires pour les systèmes étrangers – il explique comment vos notes se traduisent en exigences des universités françaises.
Bourses et aide financière
Le système de bourses français offre plusieurs options réelles pour les étudiants internationaux – bien que, soyons honnêtes, il ne soit pas aussi généreux que le SU danois ou le DUO néerlandais.
Bourse CROUS (bourse sur critères sociaux) – bourse sociale attribuée sur la base des revenus familiaux. En tant que citoyen de l’UE, vous pouvez postuler si vous travaillez en France au minimum 60h/mois ou si vous résidez en France depuis au moins 2 ans. Montant : 0–600 EUR/mois, dépend de l’échelon (niveau de revenu). Avantage supplémentaire : exonération automatique des frais de scolarité et de la CVEC.
Bourses Eiffel, programme de bourses prestigieux du gouvernement français pour les étudiants étrangers d’excellence. Couverture : 1 181 EUR/mois (Master) ou 1 700 EUR/mois (doctorat) + billets d’avion + assurance maladie. Attention : disponibles principalement au niveau Master et doctorat, pas pour la licence. Candidature via l’établissement, qui nomine le candidat, vous ne pouvez pas postuler directement.
Bourses universitaires – chaque Grande École et École de commerce a ses propres programmes de bourses. L’École Polytechnique offre des bourses couvrant jusqu’à 100% des frais de scolarité. Sciences Po a un système social intégré aux frais de scolarité. HEC offre des bourses au mérite couvrant 30–100% des frais de scolarité.
Bourses européennes, Erasmus+ est disponible comme échange (semestriel ou annuel) avec un montant de 270–520 EUR/mois. Si vous souhaitez d’abord essayer la France en tant qu’Erasmus, puis décider d’y faire des études complètes, c’est une excellente stratégie.
Travail étudiant – en tant que citoyen de l’UE, vous avez le droit de travailler en France. La limite maximale est de 964 heures par an (environ 20 heures/semaine), mais en tant que citoyen de l’UE, vous n’avez pas besoin d’autorisation supplémentaire. Le salaire minimum (SMIC) est d’environ 11,88 EUR/h brut (2026). Options populaires : cours d’anglais, travail dans la restauration, stages en entreprise, travail à l’université comme assistant.
Stratégie de financement réaliste : faibles frais de scolarité publics + CAF + travail à temps partiel + éventuelle bourse. Avec des frais de scolarité de 273 EUR/an, une aide CAF de 180 EUR/mois et un travail de 15h/semaine au SMIC, la majeure partie des coûts de la vie est couverte.
Les meilleures villes étudiantes en France
La France, ce n’est pas seulement Paris – et honnêtement, pour de nombreux étudiants, les villes de province offrent un meilleur rapport qualité de vie/coût que la capitale. Voici un aperçu des meilleures options :
Paris – le choix numéro un évident, mais aussi le plus cher. Sciences Po, Sorbonne/PSL, HEC (près de Paris), ENS, Dauphine, Paris-Saclay – c’est là que se concentrent les meilleures universités. La vie culturelle est incomparable avec toute autre ville d’Europe. Mais le logement est douloureux – trouver une chambre à moins de 700 EUR dans un endroit décent relève du miracle. Quartiers étudiants : 5e (Quartier Latin), 6e (Saint-Germain), 13e (Butte-aux-Cailles), 20e (Belleville, Ménilmontant) et les banlieues avec une ligne de métro (Saint-Denis, Montreuil, Ivry).
Lyon – la deuxième plus grande ville de France et la capitale officielle de la gastronomie (confirmé par Michelin et Bocuse). Universités fortes : École Normale Supérieure de Lyon, Université Lyon 1 (sciences exactes, top 100 au classement ARWU), EM Lyon (école de commerce). Coût de la vie 30–40% inférieur à Paris. Accès TGV à Paris : 2 heures. Ambiance : plus chaleureuse que Paris (littéralement et figurativement), avec des traboules (passages secrets entre les bâtiments) et des bouchons lyonnais (restaurants traditionnels).
Toulouse – capitale de l’industrie aéronautique européenne (Airbus, CNES) et l’une des villes les plus chaudes de France continentale. Universités fortes : Toulouse School of Economics (top 10 en Europe en économie), ISAE-SUPAERO (meilleure université aéronautique de France), Université Toulouse 1 (droit). Coût de la vie bas – chambre pour 350–500 EUR. Grande communauté étudiante (plus de 130 000 étudiants – troisième ville étudiante de France).
Bordeaux – vin, architecture UNESCO, Garonne et plages de l’Atlantique à une heure de route. Université de Bordeaux (forte en biologie, médecine, chimie), KEDGE Business School. Coût de la vie modéré. L’une des villes de France qui se développe le plus rapidement après l’ouverture de la ligne TGV vers Paris (2h).
Strasbourg – siège du Parlement européen, à la frontière avec l’Allemagne. Université de Strasbourg (3 lauréats du prix Nobel), EM Strasbourg (école de commerce). Excellente localisation pour les personnes intéressées par les institutions européennes et le droit de l’UE. Culture : mélange français et allemand (Alsace), marchés de Noël, flammekueche et croustillant.
Marseille, Nice, Montpellier – le sud de la France : soleil, mer, coût de la vie plus bas, mais universités avec une réputation internationale légèrement moins forte (à l’exception de l’Université Aix-Marseille, qui est dans le top 150 QS). Choix idéal si la priorité est le climat et la qualité de vie.
Vie étudiante et communautés internationales en France
La vie étudiante en France a son caractère unique – et diffère de ce que vous connaissez d’autres pays européens.
Les cafétérias CROUS sont le fondement de la vie quotidienne. Le réseau CROUS gère les restaurants universitaires (appelés familièrement “restos U”) dans toute la France. Un repas complet – entrée, plat principal, dessert – coûte 3,30 EUR (étudiants boursiers : 1 EUR). La qualité est variable, mais dans de nombreux endroits, elle est étonnamment bonne – la France reste la France, même à la cafétéria. Localisations : près de chaque campus universitaire, dans les centres-villes étudiants. Lorsque vous cuisinez à la maison, Lidl, Aldi et Carrefour offrent des prix raisonnables – une baguette à 0,30 EUR, du fromage à 2 EUR, du vin (oui, le vin est ici un produit alimentaire, pas un luxe) à 3–5 EUR.
La culture académique en France est plus formelle qu’aux Pays-Bas ou en Scandinavie. Dans les universités publiques, les cours ont souvent lieu dans de grands amphithéâtres (amphis) de plus de 300 étudiants, le contact avec le professeur est limité. Dans les Grandes Écoles, les groupes sont plus petits (20–40 personnes), et la relation avec les professeurs est plus étroite. Système de notation : échelle de 0 à 20, avec une culture où 14/20 est un excellent résultat, et 20/20 est théoriquement atteignable, mais pratiquement irréalisable (perfectionnisme français, « il n’y a que Dieu qui a 20 »).
Les communautés internationales en France sont nombreuses et dynamiques, avec une concentration dans les grandes villes comme Paris et Lyon. De nombreuses universités et Grandes Écoles accueillent des associations étudiantes internationales, et les réseaux Erasmus sont très actifs. Vous trouverez des épiceries spécialisées, des lieux de culte et des événements culturels variés, reflétant la diversité des nationalités présentes en France.
Les voyages – la France est une excellente base de départ. Paris – Bruxelles : 1h30 en TGV. Paris – Londres : 2h30 en Eurostar. Lyon – Milan : 4h en train. Bordeaux – Saint-Sébastien (Espagne) : 3h en voiture. Strasbourg – Fribourg (Allemagne) : 1h en train. Nice – Monaco : 20 minutes en train. En France : le réseau TGV relie toutes les grandes villes, et les billets à bas prix (Ouigo à partir de 10 EUR) permettent de voyager pour presque rien si vous réservez tôt. La carte étudiante offre des réductions à la SNCF.
Le travail – en tant que citoyen de l’UE, vous avez le droit de travailler jusqu’à 964 heures par an. Options populaires pour les étudiants internationaux : cours d’anglais (15–25 EUR/h à Paris), travail dans la restauration (SMIC ~11,88 EUR/h), stages en entreprise (gratification obligatoire : environ 4,35 EUR/h net pour les stages de plus de 2 mois), travail à l’université (moniteur), baby-sitting.
Besoin d’aide pour planifier votre candidature ? Contactez College Council – nous aidons les étudiants internationaux dans le processus d’admission aux universités en France et dans toute l’Europe.
Comparaison France vs Pays-Bas vs Allemagne pour les étudiants internationaux
Si vous hésitez entre plusieurs pays européens, voici une comparaison concrète :
| Critère | France | Pays-Bas | Allemagne |
|---|---|---|---|
| Frais de scolarité (UE) | 170–380 EUR/an (public) | ~2 530 EUR/an | 0 EUR (+ ~300 EUR semestriel) |
| Programmes en anglais (Licence) | Limités (croissants) | 2 100+ | Limités |
| Coût de la vie (mensuel) | 600–1 500 EUR | 850–1 450 EUR | 700–1 200 EUR |
| Aide au logement | CAF (100–250 EUR/mois) | Aucune | Aucune (mais Wohngeld dans certains cas) |
| Langue quotidienne | Français (anglais limité) | 95% parlent anglais | Allemand (anglais dans les grandes villes) |
| Universités d’élite (top 50 QS) | Oui (PSL, Sciences Po, Saclay) | Oui (3-4 universités) | Oui (TUM, LMU, Heidelberg) |
| Cafétérias étudiantes | 3,30 EUR/repas (CROUS) | Pas de système national | Mensa (2–4 EUR/repas) |
| Travail étudiant | 964h/an | Sans limite (UE) | 120 jours/an ou 240 demi-jours |
| Climat | Varié (Paris pluvieux, sud chaud) | Pluvieux, venteux | Varié |
Verdict : La France l’emporte si vous recherchez les frais de scolarité les plus bas d’Europe de l’Ouest (universités publiques), des Grandes Écoles d’élite, l’aide au logement de la CAF et une vie dans un pays à la culture exceptionnelle. Les défis résident dans la barrière linguistique (le français est perçu comme plus difficile à maîtriser au quotidien que le néerlandais ou l’allemand) et une offre plus limitée de programmes de licence en anglais. Si vous recherchez le nombre maximal de programmes en anglais, les Pays-Bas l’emportent. Si la priorité est l’absence de frais de scolarité et l’ingénierie, l’Allemagne.
Perspectives après les études – emploi et carrière
Le marché du travail français est l’un des plus importants d’Europe – cinquième économie mondiale, siège de 31 entreprises du Fortune Global 500 (troisième position après les États-Unis et la Chine), capitale européenne du luxe (LVMH, Kering, Hermès), de l’aéronautique (Airbus, Safran, Dassault), de l’énergie (TotalEnergies, EDF, Engie) et de la pharmacie (Sanofi, Servier).
En tant que diplômé d’une université française avec un Master, vous avez droit à une Autorisation Provisoire de Séjour (APS) – un permis de séjour d’un an pour la recherche d’emploi. Cependant, en tant que citoyen de l’UE, vous n’avez pas besoin d’APS, ce qui signifie que vous avez automatiquement le droit de travailler en France sans aucune restriction. C’est un avantage majeur par rapport aux étudiants non-européens.
Salaire moyen d’un diplômé après une Grande École : 38 000–50 000 EUR brut par an. HEC Paris : médiane 65 000 EUR. Sciences Po : médiane 42 000 EUR. Universités publiques : dépend fortement de la filière et de la localisation – de 28 000 EUR (humanités en province) à 45 000 EUR (ingénierie à Paris).
Secteurs avec la plus forte demande de diplômés : technologie (Station F, le plus grand incubateur de startups d’Europe, plus de 1 000 startups à Paris), luxe et mode (Paris est la capitale mondiale du luxe), conseil et finance (bureaux parisiens de McKinsey, BCG, Goldman Sachs, BNP Paribas, Société Générale), institutions européennes et internationales (OCDE à Paris, UNESCO, ESA à Toulouse), industrie aéronautique (Airbus à Toulouse, 130 000 employés en Europe).
La connaissance du français est essentielle sur le marché du travail local ; sans un minimum B2, les chances de trouver un emploi en dehors du secteur technologique et des entreprises internationales sont limitées. Mais si vous parlez votre langue maternelle, l’anglais et le français, vous êtes un candidat extrêmement attractif pour toute entreprise ayant des opérations en Europe centrale et occidentale.
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FAQ – questions fréquemment posées
Résumé et prochaines étapes
La France est un pays qui offre quelque chose que vous ne trouverez nulle part ailleurs en Europe : une combinaison de frais de scolarité absurdement bas dans les universités publiques, de Grandes Écoles d’élite à la réputation comparable à celle de l’Ivy League, d’une aide gouvernementale au logement, d’une cuisine et d’une culture de classe mondiale, et d’une localisation centrale d’où toute l’Europe est à portée de main. La barrière linguistique est réelle, mais pour quiconque est prêt à investir dans l’apprentissage du français, la récompense est l’accès à l’un des pays les plus fascinants de la planète et à un marché du travail où le trilinguisme (votre langue maternelle + anglais + français) fait de vous un candidat extrêmement précieux.
Prochaines étapes :
- Décidez si vous visez une université publique, une Grande École ou une École de commerce – c’est une décision fondamentale qui détermine les frais de scolarité, le processus d’admission et les perspectives.
- Passez un examen de langue – DELF B2 pour les programmes en français, IELTS ou TOEFL pour les programmes en anglais. Préparez-vous avec prepclass.io.
- Vérifiez si votre diplôme de fin d’études secondaires répond aux exigences – notre guide sur la conversion des résultats vous aidera.
- Rédigez une lettre de motivation – consultez notre guide sur la lettre de motivation.
- Inscrivez-vous sur Parcoursup (universités publiques) ou déposez votre candidature auprès de la Grande École / École de commerce de votre choix.
- Planifiez votre budget – n’oubliez pas la CAF et consultez les bourses européennes.
- Contactez College Council – nous aidons les étudiants internationaux à postuler aux universités françaises.
Bonne chance et bon courage dans tes études en France !